Établir une relation respectueuse dès le premier contact
Peu importe le lieu, veiller aux besoins et au confort des personnes est essentiel. Instaurer un climat de confiance avant l'interview, tout en restant attentif aux émotions, garantit un échange authentique.
Permettre un échange d'égal à égal
L'adaptation doit être réciproque : l'étudiant·e ou le·la journaliste doit ajuster sa méthode à l'interviewé. Pour éviter que les personnes en situation de déficience intellectuelle s'adaptent seules. Souplesse, patience et écoute active sont la clé.
Employer un vocabulaire précis et respectueux
Le journaliste doit utiliser les termes appropriés (« handicap », « déficience ») et éviter les amalgames ou raccourcis stigmatisants. Cela empêche de coller une étiquette sur la personne qui présente une déficience intellectuelle.
Respecter l'autonomie et la parole des personnes
L'étudiant·e ou le·la journaliste doit respecter la volonté des personnes et questionner les décisions prises pour elles. Donner une place réelle à leur parole est central, tout comme respecter leur droit de non-réponse.
Stop aux clichés et au sensationnalisme
Les personnes doivent être présentées comme des individus ordinaires. L'étudiant·e ou le·la journaliste évite de les héroïser, infantiliser ou plaindre. Le traitement reste digne, équilibré et sans sensationnalisme.
Diversifier les angles de traitement
Il faut traiter de sujets au-delà de la déficience : emploi, vie affective, droits ou violences sexuelles ou institutionnelles. Mettre en lumière des initiatives positives et des modèles fonctionnels est aussi essentiel.
Comment illustrer la déficience ?
Images, illustrations et photos doivent être authentiques et sans stéréotypes, sans réduire la déficience intellectuelle à la trisomie 21 ou à l'autisme. Utiliser le logo de la DI offre une image plus inclusive.
Renouveler les représentations médiatiques
Les médias doivent sortir des représentations habituelles en proposant des récits nuancés et diversifiés. Ce renouvellement permet de changer les regards et de lutter contre les stéréotypes.