Ben Arfa balance tout

 

Hatem Ben Arfa fait son Mea Culpa

Hatem Ben Arfa a accordé une interview le 4 Janvier au journal Lequipe, dans cet entretien paru aujourd’hui, l’ancien Lyonnais revient sur sa carrière, sur son parcours et sa réputation.

Si Hatem a fait beaucoup parlé de lui ces derniers jours, suite à son fabuleux but face à Blackburn, le natif de Clamart (Hauts-de-Seine) a également été l’un des plus gros joueurs à scandale depuis le début de sa carrière ; ses ennuis avec les cadres de l’OL, sa réputation d’enfant terrible, son refus de monter au jeu face au PSG sous l’ère Gerets à l’OM,

Ces multiples faits divers s’expliquent selon l’intéressé par un manque d’amour paternel, son père orphelin n’a jamais déclaré à son fils qu’il l’aimait.

Pourtant cette absence de générosité affectueuse n’est pas la seule explication, Hatem a aussi été très vite pourri, ainsi dès son adolescence, il est recruté à 14 ans à l’INF de Clairefontaine par l’O.L. avec un appartement et un salaire à la clé ; alors que les autres gamins de son âge doivent encore se battre pour prouver leurs talents.

Son talent a-t-il été son principal handicap ? Pas seulement, Ben Arfa a comme beaucoup de joueurs professionnels dû quitter très tôt le cadre familial, à 12 ans. Dès lors on peut légitiment s’interroger sur l’efficacité de l’accompagnement pédagogique  en centre de formation…

Ben Arfa et Abd Al Malik

Le grand format de Lequipe, nous enseigne également que selon le joueur de Newcastle, en 2007 Ben Arfa, intéressé par la branche Soufi de l’Islam, contacte l’artiste Abd Al-Malik (ancien rappeur devenu Slameur).

L’international français et le Slameur Abd Al-Malik vont nouer une relation très spéciale, de cette amitié naîtra une quête vers la spiritualité.

Néanmoins, les choses vont vite basculer dans un cauchemar ensoleillé, ainsi à Oujda au Maroc, Ben Arfa se retrouve dans une spirale dangereuse.

Dans cette histoire, Ben Arfa est à deux doigts de sombrer dans une « secte » comme il l’appelle,

«  Je faisais partie d’un mouvement avec un chef spirituel, un cheikh. C’était un système comme dans une secte. Quand je suis entré dans la salle de prières, ce maître, il fallait que je lui baise les pieds. C’était obligatoire. Heureusement, ce jour-là (comprendre : pour une fois), mon égo m’a sauvé : je ne pouvais pas accepter ça. »

La star française est endoctrinée, et éloignée de ses proches, Hatem se retrouve face à l’hypocrisie qui entoure ces pseudos maitres soufis, aujourd’hui pour notre bonheur à tous ; l’enfant terrible du foot français est loin de cette mésaventure qui a failli lui couté beaucoup…

« Ils m’ont endoctriné à une époque où j’étais très vulnérable. Ils me répétaient que tous ceux qui allaient contre le soufisme étaient des ennemis. Au bout d’un moment, j’avais envie de les suivre, surtout qu’à l’époque, j’avais une image idéaliste de la religion. Je pensais qu’on ne pouvait pas tricher avec ça, mais en fait l’être humain peut tricher avec tout. Ils m’ont presque coupé de tout le monde. Heureusement, ils ne m’ont pas pris d’argent. Je me suis réveillé à temps« 

   

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Aujourd’hui, Ben Arfa vit sa foi tranquillement sans aucune prise de tète :

 » Aujourd’hui, je fais des prières dans ma chambre. C’est comme ça que je fais baisser la tension que j’ai en moi. Mais, attention, ma pratique est intime, c’est pour la spiritualité, un peu comme dans le bouddhisme. » Puis de préciser : « Certes, je ne mange pas de porc, mais ça m’arrive de boire de l’alcool. Et j’aime les filles. »

 


Ben Arfa de retour avec les Bleus

Pour en revenir au cadre sportif, il semblerait qu’Hatem soit quasi sûr de retrouver l’EDF en match amical face à l’Allemagne le 29 Février.

Selon le même article de Jérome Cazadieu, le manager des Magpies, Alan Pardew est en contact depuis plusieurs semaines avec Laurent Blanc et son staff, selon Pardew, Laurent Blanc aurait donné des garanties à Ben Arfa pour la rencontre face à l’Allemagne.

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