Le style que pratique cette triste troupe se veut relativement varié, alliant metal, hardcore, death voire thrash, avec quelques touches de groove et un vague sens de la mélodie putassière. Vous l’aurez compris, Sinfulness ne souhaite pas se limiter à un seul genre, ne possédant de toute façon pas la subtilité nécessaire à l’élaboration d’une réelle direction artistique. Et puis, le metal étant une musique de merde, tout sonne pareil de toute façon … En 2011, un Sinfulness tout frais, tout neuf, tout fumant, tout coulant, presque brun, bref adorable, s’apprête à pousser ses premiers gazouillis. Le nouveau morveux en présence est Denis (guitare/bonjour-enchanté-je-m’appelle-Denis), rejoignant son sénile compère Vin, et ce sous les ailes toujours rassurantes mais légèrement moites de Jérôme et Adrien, respectivement le papa et la maman de ce projet musical fondamentalement gay, malgré les protestations savamment feintes de certains de ses membres (Adri, si tu nous lis). Le temps d’apprendre à être propre, le bébé ainsi formé mûrit peu à peu, cessant progressivement de s’amuser de ses propres pets et lorgnant vers des horizons plus étendus. Bientôt, il espère poser la patte dans un bac à sable près de chez vous…